Croix pattées du Vexin

La croix pattée apparait en de nombreux lieux du Vexin français. Elle est donc devenue un symbole de notre parc naturel régional. Un bon sujet pour la fonderie qui est localisée dans une des communes du parc:

Porte-clef ou applique, c’est surtout l’objet de démonstration de savoir-faire artisanal lors d’événements. Ici à Longuesse fête les années folle en juillet 2017:

Crédits photo : Frédéric Tapissier

Moulage et coulée en plein-air de mini-croix pattées, fusion « à l’ancienne » i.e: four potager à charbon de bois:

Kenzan

Kenzan quésaco? Non c’est n’est pas un outil de fakir bien que cet objet nous vienne d’orient. Originaire du Japon il s’agit en fait d’un support sur lequel on vient piquer des tiges de fleurs afin de composer des arrangements floraux, l’art de l’ikebana.

Design et crédits photo : Simon de Dreuille & Antoine Espinasseau

Il ne manque plus que les fleurs.

Musée Bourdelle

A quelques pas de Montparnasse, caché dans les petites rue du XVème, insoupçonné: le musée Bourdelle. Je ne vais pas vous faire ici la bio de cet artiste, ni vous conter ce lieu magique qui fut aussi sa maison et son atelier. Une seul chose: allez y! Hormis le fait que l’expo permanente est libre d’accès, elle comporte un très grand nombre d’oeuvres, et des oeuvres monumentales. Entre autres: La France 9m de haut que vous pouvez aussi admirer devant le palais de Tokyo (et le MAM qui fera l’objet très bientôt d’un article). Toutes les pièces sont signées d’Antoine Bourdelle, c’est un musée monographique. On y est plongé tout entier dans l’univers et l’histoire de l’artiste… et de ses fondeurs. Car ici c’est essentiellement de bronze qu’il s’agit. On y trouve d’ailleurs un très bon documentaire vidéo sur la fonderie d’art, tourné à la fonderie Coubertin.

,

Sefseri – moulage hard-core

La plus-part des gents qui passent à la fonderie pour y fondre des sculptures sont un peu étonnés, voire déçus lorsque je leur annonce que ma spécialité est le moulage sable plutôt que la cire perdue. « Au sable! c’est pas comme ça la Fonderie d’Art » mes aïeux que de conformisme, et de mé-connaissance de l’histoire de la fonderie. Car si le dogme actuel est au moule élastomère, nos ancêtres se passaient bien de silicone RTV. Oui, des pièces complexes c’est faisable en fonderie sable, et même mieux: c’est plus rapide et moins couteux si on souhaite un tirage unique. La preuve avec un projet de Mounir Chaïbi Sefseri. 7 noyaux, 9 heure de moulage (j’étais pas en forme). Je n’ai pas encore la photo de la pièce finie qui est chez l’artiste, voici le brut et les opérations de moulage:

Avant de commencer le châssis supérieur

Moule(rouge) et modèle(noir) – les noyaux (blanc) forme l’intrados de la volute

NB: les initiés reconnaîtrons les lieux

Grille de cheminée

Encore une incartade dans le monde de la ferronnerie, je vais finir par aimer ça.

grille-cheminee

Collection forme de mise en Cène

Piédestal

Crédit Photo : David Renaut

Médaille de départ en retraite

Un kilo de bronze pour 21 ans de loyaux services à la commune de Longuesse.

medaillembo

,

Massette de tailleur de pierre

Massette2

Commande spéciale d’un tailleur de pierre cette massette a été réalisée sur mesure. Tête en bronze de 600g, manche en bois de poirier. Le moulage est assez intéressant pour cette pièce à première vue simple car il nécessite le déploiement de plusieurs techniques de fonderie.

Lire la suite

,

Flashback – fonderie solidaire au Burundi

En février 2011, encore élève aux Arts & Métiers, j’ai participé à une mission de création d’une fonderie solidaire au Burundi. Cette mission a été l’apex de plusieurs années de travail sur ce projet auquel ont d’ailleurs contribué plusieurs dizaines d’autres étudiants. Cela a été une expérience vraiment très forte sur l’instant, et plus tard un point déterminant dans la genèse de la Fonderie de la Côte tant sur le plan technique que philosophique.  5 ans plus tard il est temps d’exhumer le journal de bord de la mission, ainsi que quelques photos.

Lire la suite

Impression 3D – Tobeca 2

Voilà quelques mois qu’une petite nouvelle bosse à la fonderie. Après de longues hésitations j’ai sauté le pas et investi dans une imprimante 3D. Bien que bénéficiant de sous traitants de qualité en la matière, j’ai préféré avoir ma propre machine afin de profiter au maximum de la réactivité et la souplesse qu’offre le procédé. En effet avec la combinaison impression 3D plastique + fonderie il devient possible de passer très vite de l’idée de la pièce à la pièce finie en alu ou en bronze. Le chemin est simple : conception 3D >> impression du modèle >> moulage >> coulée >> parachèvement. Pour la plupart des pièces cela nécessite moins d’une journée.

Le problème, c’est qu’il existe des dizaines de modèles sur le marché. Difficilement comparables quand on a jamais imprimé, d’autant plus qu’il ne s’agit quasiment que de ventes sur internet, pas simple donc de voire les bécanes tourner avant d’acheter… Mes fournisseurs utilisent une Ultimaker 2 et une Velman K8400. La première est une référence avec certainement la plus grande part de marché. Je pense qu’Ultimaker est à la l’impression 3D ce que Apple est aux smartphones. La machine arrive prête à fonctionner, aucune question à se poser. Elle reste cependant un investissement de taille 2300€ et ne possède qu’un seul extrudeur. La Velman est bien meilleur marché mais est en kit. Elle a deux extrudeurs et ne coute que 600€. Je n’ai pas constaté de différence de qualité entre les pièces sorties de l’une ou de l’autre, mais je n’étais pas au manettes des machines.

Finalement le choix s’est concrétisé dans la Tobeca 2. Tobeca c’est avant tout une conception française, une fabrication 100% française, une PME familial lancée par un passionné, accessible et sympa par dessus le marché… bref un modèle qui colle bien à la philosophie de la Fonderie de la Côte. 800€ en kit, rajouter 100€ pour les options double extrudeur et écran LCD (qui permet à la machine de tourner sans être connectée à l’ordinateur). Si vous êtes sujets aux crises d’angoisse lors du montage de vos meubles IKEA laissez tomber l’imprimante 3D en kit. A l’opposé si vous avez grandi avec des MECCANO, Kapla et K’nex (c’est l’article placement de produit) un peu partout dans votre chambre, vous allez aimer. Bref au bout de deux jours pleins de montage ça imprime:

tobeca

Avec 3 mois de recul et 2kg de PLA le retex est bon. Pas de bug, pas de panne mécanique ni électronique. Quelques erreurs de paramétrage de ma part. Il a quand même fallu apporter certaines modifications à la machine dont le design et les pièces structurelles issues d’impression 3D restent perfectibles, quel système ne l’est pas ? Les deux tentatives d’impression ABS ont été un bel échec, il faudra que j’investisse un peu de temps pour régler cela.

Paradoxalement le premier projet n’a pas été de faire des modèles de fonderie.

Bibliotheque

Petit jeu: combien peut on voire de pièces imprimées 3D sur cette photo?