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Fusion de bronze

Petite recette pour l’hiver:

3kg de bronze (CuSn12) – 1kg de butane – une bonne brassée d’air frais – quelques pincées de charbon de bois pilé.

45 min au four, la soupe est chaude ? touiller, écumer et servir à 1150°C
Fusion1

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Coulée 2


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creuset

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Coulée

La coulée est le point d’orgue de la réalisation d’une pièce de fonderie. Le concept en est relativement simple puisqu’il s’agit de verser le métal liquide depuis le creuset dans le moule. Pourtant, de ces quelques secondes va dépendre toute la réussite du projet. Des heures de moulage peuvent être réduites à néant, des heures de parachèvement supplémentaire peuvent être nécessitées par une mauvaise coulée.

Toute la complexité tient en ce qu’il se passe énormément de choses en peu de temps. Et les secondes sont comptées. Dès que le creuset est sorti du four le chronomètre est lancé… le métal commence à refroidir.

Il faut tout d’abord homogénéiser puis écrémer le contenu du creuset

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On approche alors le creuset de l’entonnoir, il faut attendre que le métal soit à la bonne température. Trop chaud signifie défauts  : retassures, soufflures, gales… (explicités je l’espère dans un prochain article). Trop froid signifie défaut aussi : reprise, mal-venues…

L’oeil est un bon outil d’appréciation de la température mais même bien entrainé sa précision tombera difficilement en dessous de +/- 25°

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Une fois à température on effectue un dernier écrémage et rapidement on hôte la protection de l’entonnoir pour commencer la coulée.

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Le geste doit être franc pour ne pas que quelques premières goûtes malheureuses ne tombent et se solidifient dans le moule créant ainsi des « goutes froides ». L’entonnoir doit être engorgé afin de minimiser les entrainement d’air dans le moule. On notera au passage, pour la même raison, la section carrée de l’entonnoir qui empêche le métal de tourbillonner.

Les problèmes peuvent être nombreux : fuite du moule au plan de joint, « couler court » (pas assez de métal) coulée trop lente ou en plusieurs fois… l’explosion du moule est l’incident le plus grave bien qu’extrêmement rare. Il est causé par la présence d’un corps étranger dans le moule, corps qui réagit vivement avec le métal.

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Ici les châssis sont en bois. Aussi il faut avoir du réflexe quand le moule est plein…

Moule rempli

Quand tous les moules ont été coulés, on « lingote » le reste du métal qui ne doit jamais être abandonné dans le fond du creuset. En effet s’il se solidifie, lors de la prochaine fusion il se dilatera et n’ayant pas de jeux avec le creuset il le brisera.

c-8 c-9Aujourd’hui c’était une belle coulée, la quantité de métal a été bien calculée.

 

Triskèle

Réalisation d’un triskèle en cupro-aluminium — diamètre 200mm

Le modèle original créé en argile est moulé, puis le métal en fusion est versé dans le moule obtenu.

Moulage

Moule du dessous garni du système d'attaque et de "pattes d'araignées" (évacuation d'air)
Moule du dessous garni du système d’attaque et de « pattes d’araignées » (évacuation d’air)
Deux demis-moules -- préparatifs final avant remmoulage
Deux demis-moules — préparatifs finaux avant remmoulage
Coulée de cupro-aluminium 90-10 -- 3kg -- 1100°C
Coulée de cupro-aluminium 90-10 — 3kg — 1100°C
Démoulage
Décochage
Découpe du système de coulée ou dégrappage
Découpe du système de coulée ou dégrappage
Polissage final
Polissage final